Tuesday, January 16, 2007

Bonjour a tous. En ce 17 janvier vous assistez à la 4eme ou 5eme édition spéciale fin d année.
On espère que tout le monde est heureux et joue encore avec ses nouveaux cadeaux
Evidemment nous vous souhaitons une très bonne année 2007 puisque qui dit fin d année dit nouvelle année, avec sa part de surprises réussites et folie, car comme Stalon disait dans Day Light, dans cette merveilleuse scène du tunnel « mais de toute façon on est tous fou ».
Ici Noël a été une putain de super surprise dans la pur tradition du petit Jésus, la guitare sous le coude et la salade de fruit en dessert.
Mais avant d en arriver là comment sommes nous en arrivés la ?
Décidant de profiter pleinement de nos quelques jours off, bien mérités après notre opération « vis ma vie d’ ouvrier agricole, nous avons pris la direction de la plage. Karakui beach, ou un truc comme ca… pour être plus précis. En effet si on a eu des jours off c’est bien parce qu’on a eu quelques jours on…Ohhh c’est petit ! Bref, on a travaillé quoi….. Distribution de pieds vignes pendant 10h ou picking d abricots from dusk till dawn en pilotant avec les pieds une papamobile jaune asthmatique, sous le regard d’un patron qui nous aidai à réparer notre vitre cassée et chez qui on squattait la douche, ce qui avait pas l air de lui faire trop plaisir. D’ailleurs après cela, on l a jamais revu.
En travaillant a la vigne, assis à l arrière d un gros tracteur, nous avons fait la connaissance de John, un maori jovial de 21 avec un style de gangsta et un cœur gros comme un mouton, au passage on en profite pour vous dire que les moutons ici, ils font chier jusque sur l autoroute. Johnatan (vivant avec sa compagne et son gosse) nous a accueilli les bras grands ouverts dans sa petite maison de la banlieue de Napier, ville que nous connaissions déjà à connaître un peu trop. C est pourquoi on a sauté sur l occasion de ne pas travailler, comme tout le monde dans ce pays de feignasse pour nous rendre sur une grande plage sauvage a une heure de route.
Comme nous avions prévu de passer la nuit du 24 dans le coin, et que nous étions très très sale, nous avons prétexté Noël pour squatter les douches d une petite famille en séjour ici. Des gens charmants.
Le soir même nous repérions sur la carte le petit Horse Shoe Lake qui nous a mené droit dans une propriété privée, et quand on allait pour faire demi tour, Greg est apparu dans le soir, noir, le soir noir…. Un verre à la main avec un sourire de complicité a la Jack Johnson, il nous invita tout de go à nous joindre à sa table en compagnie de ses beaux parents et sa femme.
Au terme de cette agréable soirée, il nous invite à venir passer la journée suivante a la plage avec toute sa grande famille.
Une très belle journée avec au programme kayak et gros brunch fait par la mamie de la mort qui tue aka la MDLMQT.
Et le soir rebelotte sauf qu’on était la une douzaine et ce fut vraiment un Noël féerique avec chansons folk de toutes nationalités, les cadeaux sous le sapin pour les bébés et la binouze au frais.
Couchés tard, levés un peu plus tard … Greg était la en quad, venu nous chercher dans son propre champs pour endosser quelques heures le rôle de berger assistant. On avait pas a ce plaindre, c est toujours moins chiant que de faire le chien, qui court partout derrière les troupeaux et qui doit parfois rapatrier des brebis aveugles qui arrêtent pas de se cogner la gueule contre les clôtures…
600 hectares des terres, vu d en haut c est impressionnant et c est beau aussi. (Thibault pense que c est impressionnant et Florent pense que c est beau…).
Dommage qu’il n’y avait pas la dedans une fille a marier ( on vous laisse deviner l inventeur de cette phrase)
Le soir de Noël nous allions voir Rachel, la « femme à Gueu-gré », pour la remercier de sa bonté et lui dire que nous ne savions pas comment le faire, et que de toute façon n avions rien a offrir – aujourd’hui on aurait le petit panier de basket en plastique, mais bon…- et la dessus elle répondait, « vous nous offrez votre expérience ». Ca veut tout dire, enfin, …, ca ne nous empêche pas de ne pas nous gratter a cause de ces saloperies de moustiques et de sandflies qui nous défoncent les jambes.
Après avoir fait nos au revoir à la famille, nous sommes retournés vers notre petite routine…Mauvais temps, fenêtres arrières cassées, occupation régulière des toilettes publiques de Napier ou de celles du Macdo et longues heures enfermées dans le van. Heureusement, Jack Palance est dans le coin pour nous divertir. Ca nous a donné le temps de penser, et on s’en ai rendu compte !
On a fêté l’anniversaire de Florent comme il se doit, en compagnie du meilleur steak de notre vie. Le soir du 31, on va pas s’y attarder parce qu’il y a pas grand chose à en dire à part peut être que Florent à 00H00 précise a souhaité la bonne année au policier de garde dans le hall du commissariat de Napier…Tout nos plans sont tombés à l’eau au moment où un groupe d’auto-stoppeurs bourrés et un peu à poil nous a balancé une bouteille de vin blanc dans la vitre arrière, mettant fin à ses bons et loyaux services de vitre arrière de Toyota Hiace de 1989 au bout de 4 jours…C est pas grave, on a l’habitude et on commence à bien connaître Glen du Glass Department du Mudgways Partworld sur Omahu Road à la sortie d’Hastings, une ville où tu peux jouer à la balle rebondissante d’une trottoir à l’autre en plein après-midi.
On commençait alors à tirer des conclusions sur la région : après avoir été un vivier d’opportunité pour une carrière d’ouvrier agricole, le travail se faisait rare. En effet, le surlendemain de notre arrivée, on n’a eu qu’à sillonner les routes et frapper à la porte de quelques chaumières pour faire la connaissance d’Aaran, le boss de Horticural Contracting Ltd, survenu dans le bureau sommaire d’un fermier avec qui nous discutions du marché local du travail. Les deux compères semblaient sortir tout droit de la Montagne au dos cassée en chantant « He was a frieeend of mine ».
Bref, ces temps heureux étaient malheureusement finis et il nous fallait passer à autre chose. Ainsi, après avoir dit au revoir à John, on venait juste de prendre la route vers le sud quand notre ami Simon nous appela pour nous dire qu’il débarquait d’Auckland avec deux autres gars pour trouver du travail, car on lui avait dit qu’il y en avait masse. C’est du moins ce qu’on pensait quand on lui a dit. Au final, on a passé une bonne soirée à Te Awanga, plage de la région où nous avions pris l’habitude de camper car c’était à coté de la propriété de Barry où l’on cueillait les abricots, juste après l’intersection entre Tuki Tuki Road et Tuki Tuki Hills Road, située après Tuki Tuki Bridge. Toujours est il que cette soirée fut fort sympathique, avec Simon, un des cousins du prince Albert, Andrès l’argentin de Pergamino, Alain l’ostréiculteur, et les deux voisins venus s’incruster avec les bouteilles de rouge et leur esprit vachement fanfaron.
Le lendemain matin, Florent avait très bien dormi avec toute la place pour lui dans le van tandis que Tibo avait une grosse gueule de bois. Et quand on tout le monde était opérationnel, c’est à dire longtemps après vers 14h du matin ( © Les Inconnus), tout le monde a sauté dans les voitures et on est retraversé les montagnes du Rangitikei direction Taihepe. La bas on a droppé l’argentin et l’ostréiculteur qui rejoignaient la quinzaine de gens qui comme eux ici étaient venus pour ramasser des asperges. Au passage on a eu une douche gratuite, c’est toujours un succès. Ca nous a mis d’aplomb pour partir le lendemain en randonnée avec Simon dans le Ruahine National Park. C’était difficile de monter avec quinze kilos sur le dos et une guitare dans la main gauche pour Tibo mais le résultat en valait la peine…La tombée de la nuit sur le perron de la Hutte à 1500 mètres d’altitude a contribué à la super soirée passée…Au réveil on rencontre deux chasseurs sortis du brouillard qui nous ont redescendu les bouteilles vides afin de délester nos sacs…Merci les gars, vous déchirez, la descente a été beaucoup plus agréable.
Suite à cela, nous avons repris la route en direction de Palmerston North... Tibo at the wheel (même si Florent, de temps en temps, arrive à prendre le volant) et Florent le nez sur la carte tentant de trouver les routes les plus isolées du pays entre deux changements de chansons sur l’ Ipod qu’on se fera voler plus tard. Et Simon suivait péniblement en essayant d avaler le moins possible de poussière que le van soulevait de la « gravel road ».
Nous passions bientôt la nuit au coin du feu, sur une longue plage de sable bordée de dunes sauvages. A ne pas confondre avec les dunes domestiques. Et force est de constater qu’étant enfant, Mr. Peter Jackson avait l habitude de passer ses vacances ici… à notre grand désespoir, il a désormais grandit et donc, bah on l’a pas vu…Pour se consoler, il nous reste encore de nombreux lieux de tournage à explorer, la chasse continue !
Nous avons quitté Simon après avoir squatter une nuit au club de Rugby de Makuri, heureusement inoccupé à ce moment là. Le sud se faisait de plus en plus proche, et sur notre route : Martinborough, la ville fantôme. Pas étonnant, ils étaient tous fourrés au pub, tantôt assistant (et c’est vraiment drôle à voir), tantôt participant à la compétition de billard des pubs locaux, animée en chair et en os par Jackie Brown version Muppet Show.
Refusant catégoriquement d’y rester plus longtemps (juste le temps pour nous de prendre un petit Take Away et d’emprunter les toilettes d’un des restos de la place) nous avons parqué le beau van rouge - qui de jour en jour est moins beau et moins rouge – près de la cote pour au petit matin se faire réveiller par un fermier à cheval, nous annonçant que nous ne pouvions pas rester là car il allait déplacer son bétail.
« Ok, ok We’re gonna move, just give us some time to have a quick breakfast ».
Ca ne nous a pas mené bien loin, nous avons rencontré deux pécheurs qui formait un duo comique assez extra-ordinaire, à nous parler de leurs déboires avec le ranger local qui ne voulait pas les laisser pécher.
Bref, une journée bien « pépousi pépousa » que nous achevions à Lake Ferry, petite ville de l’extrémité sud, dans laquelle vit Chad, l’homme qui a toujours sa bière à la main.
Mais ce sera là le début de la suite de nos aventures dans le pays fou fou fou de la Nouvelle-Zélande où des types vous demandent de vous arrêter au bord de l’autoroute en disant « hey hey,toi, t’as maté la voiture de ma meuf ! ».
Nous vous souhaitons à tous pleins de bonnes choses pour ce début d’année, paraît qui fait bon au pays qui nous manque un peu, profitez en bien… ici de mémoire d’ Homme, c’est l’été le plus froid. Enfin on vous rassure, on a pas fait de montages photoshop, on est bien en short et en tongs.

3 Comments:

At 2:30 PM, Anonymous Anonymous said...

9 pour le style
2 pour l ortographe

 
At 10:01 AM, Blogger Vitto said...

Depuis que vous êtes parti je me rend compte que la vie sans vous c'est un peu comme une chanson des musclés sans le refrain, ca a l'air d'avoir un sens... :D

Je déconne, par contre je commence a vous oublier, c'est quoi vos prénoms déjà ? y'a un Marcel je crois ...

 
At 9:34 AM, Anonymous Jessy said...

Hey, je suis tombée par hasard sur votre blog. Un super voyage ! Il y a des photos vraiment sympas et c'est assez marrant de lire tout ce que vous avez écrit.
Ca a du être vraiment génial malgré un retour à la réalité qui a quand même dû être difficile.

En tout cas, ça donne envie de partir tout ça !

Good Trip "06" !

 

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